• 9

    Les mosaïques de Mathilde Jonquière s’émancipe de leurs affectations premières — décorer, orner, embellir — pour défricher toujours plus avant un nouveau territoire de création. Elle inscrit la poésie dans ce conglomérat de matières, enchante le béton.

  • 10

    Depuis plusieurs années, Mathilde Jonquière fait du béton son matériau de prédilection et révolutionne les canons de l’art de la mosaïque et se joue habilement du rapport de valeur entre le mat et le brillant, le fade et le coloré, le vide et le plein.

  • 6

    Elle investit l’intervalle, l’écart, cet entre-deux terne et déclassé. Elle travaille à subvertir l’usage du béton : elle lui accorde non plus un rôle fonctionnel — socle, support, plateau — mais réaffirme sa nature vivante, multiple, s’attache à en faire une liberté.

  • 8

    C’est dans cet espace-là que se pose son regard, c’est sur ce matériau qu’intervient sa main : le ciment-joint qui liait entre eux les éléments de la composition, prend alors du volume et gagne de la surface pour devenir un agent de la composition.

  • 5

    Converti en béton, l’interstice occupe le terrain, il entre dans la lumière.

  • 11

    Galerie Insula, exposition "Béton perlé".

  • 12

    Galerie Insula, exposition "Béton perlé".