Biographie

Après des études littéraires (hypokhâgne), Pauline Rousseau entre à l’Ecole du Louvre dont elle sort diplômée en 2012. L’année suivante elle rentre à l’Ecole Nationale Supérieure de la Photographie à Arles. C’est en 2016 qu’elle obtient son diplôme. La même année elle obtient une bourse pour réaliser un post-diplôme à l’International Center of Photography de New-York, elle est lauréate de la Carte Blanche du PSG et nominée pour la Bourse du Talent de la BNF. De 2014 à 2019 elle participe à plusieurs résidences d’artistes : au centre d’art Carpe Diem à Lisbonne en 2014, au Studio Vortex-résidence dirigée par Antoine d’Agata en 2015, au Musée des Beaux-Arts de Draguignan et à Zinder au Niger sur une invitation du CNRS en 2018, à l’INSERM en 2019.

Depuis 2016, son travail a été exposé, entre autres, aux Rencontres Internationales de la Photographie à Arles de 2016 et 2019, à la galerie Agnès B à Paris, à la Fondation Yvon Lambert à Avignon, à l’Alliance Française de Singapour, au Centre culturel Franco-Nigérien de Niamey, au Musée des Beaux-Arts de Draguignan et au Palais de Tokyo. En 2018 elle publie deux livres aux éditions Dilecta. En parallèle de son activité plastique, Pauline Rousseau développe des recherches théoriques liées à la masculinité. Elle est invitée au CAPC de Bordeaux en 2016, à la Monnaie de Paris et à la radio sur RFI et France Culture en 2018 pour les partager.

Teinté d’audace et d’ironie, son travail questionne le rapport photographe/modèle, mais aussi l’identité et le portrait. Pour tenter de répondre à ces questions, le processus créatif qu’elle emploie est souvent proche de la performance, il interroge le geste photographique en lui-même, mais aussi la limite ténue entre réalité et fiction.